Témoignages

Nathalie Van Opstal, pasteure et psychologue

Pasteure, psychothérapeute, coach scolaire, maman, épouse… Nathalie Van Opstal cumule les casquettes. Elle nous partage aujourd’hui un petit bout de sa vie et de sa vision. Merci à elle !

Qui es-tu ?

Je suis mariée, mère de 3 enfants (21, 16 et 13 ans), je vis à la campagne dans un chouette petit village : Herchies à Jurbise près de Mons en Belgique. Je suis psychologue clinicienne d’orientation systémique, plus précisément psychothérapeute familiale et de couple, et coach scolaire. Je suis aussi certifiée au modèle Comcolors qui est un modèle de personnalité et de communication. Je fais partie du conseil d’administration de la Houlette-psy avec qui je travaille depuis plusieurs années. La Houlette-psy est une association qui a pour but de développer, penser, pratiquer et promouvoir la psychologie dans une perspective chrétienne. Elle rassemble des psychologues qui souhaitent pratiquer leur profession en accord avec la Parole de Dieu. Je reçois donc pour des consultations ou du coaching dans mon bureau à la maison. 

Je suis également formatrice dans une association de réinsertion socio-professionnelle mais également pour la Houlette et pour une école de relation d’aide biblique. Je fais d’ailleurs partie du conseil de l’ACC-FWB (l’association des conseillers chrétiens de la fédération Wallonie-Bruxelles). Je donne aussi des formations pour des Églises qui font appel à mes services. J’anime des formations dans tous les domaines de la psychologie, du développement personnel et de la communication en lien avec la foi et/ou le ministère.

Quelle est ta vocation/ton ministère ?

J’ai beaucoup travaillé dans la louange, l’accompagnement de la jeunesse puis comme collaboratrice dans des équipes de leaders. Depuis 6 ans je suis impliquée avec mon mari dans un ministère pastoral. Nous avons reçu du Seigneur il y a déjà plusieurs années de gérer ensemble l’Église que nous avons implantée. Chacun dans sa spécificité et ses dons. Nous avons commencé par un groupe de maison, et ce groupe est désormais devenu une Église reconnue par le Synode Fédéral des Églises protestantes et évangéliques de Belgique. J’exerce donc mon ministère conjointement avec mon mari à l’Eglise les Fontaines de Silo à Mons. Nous tenons compte de nos dons respectifs. Nous partageons tous les deux le ministère de la louange et nous nous répartissons les enseignements selon les thèmes ou nos formations respectives : mon mari avec sa formation biblique et moi avec ma formation en psychologie et relation d’aide chrétienne. J’ai également décidé de reprendre une formation biblique pour compléter ce que j’avais déjà commencé il y a quelques années.

Nous faisons également la plupart du temps les entretiens pastoraux à deux.

C’est une vraie joie de partager le ministère ensemble et tellement le reflet d’une complémentarité homme-femme.

Ce n’est pas toujours facile car chacun a sa sensibilité et il faut parfois beaucoup communiquer pour faire des réajustements mais on se sent tellement béni de travailler ensemble. Nous avons toujours considéré qu’il était important de se répartir les tâches et de collaborer selon nos spécificités et dons autant dans l’éducation de nos enfants que dans le ministère. Et bien sûr je travaille en parallèle dans cette vocation d’écoute, de thérapie et de relation d’aide en tant que psychothérapeute et formatrice dans les différentes associations dont je fais partie. J’ai un planning un peu chargé, je le reconnais.

Que souhaites-tu pour la relation hommes/femmes à la fois dedans et hors Église ?

Je souhaite vraiment une prise de conscience des bienfaits d’une collaboration complémentaire homme-femme dans l’Église et même en dehors de l’Église et ce, quelles que soient les fonctions. Je le vis pratiquement avec mon mari et je suis vraiment privilégiée. Je vois d’ailleurs que cela a un impact direct sur notre communauté qui aime cette complémentarité et qui est encouragée à fonctionner de la même manière. Je souhaite que cela devienne tellement naturel que l’on n’ait plus besoin d’insister et que ce qui n’est peut-être pas encore une réalité dans tout le paysage ecclésiastique et notre société, le soit pour les générations futures. Je souhaite que nos enfants n’aient plus à vivre cette préoccupation, que ce ne soit tout simplement plus une question mais plutôt une évidence. 

Pour moi travailler ensemble et respecter les particularités de chacun dans sa vision du travail, que ce soit en dehors ou dans l’Église, va au-delà du simple débat sur l’égalité homme-femme (qu’on devrait plutôt appeler l’équité homme-femme). Cela relève plutôt de l’égalité des chances où toutes et tous, quels que soient leur genre, leur âge, leur handicap ou non, leur nationalité… ont un rôle à jouer.

Notre plus bel exemple est l’attitude de Jésus : ça m’a toujours frappée à quel point il n’hésitait pas à aller à l’encontre des mentalités étroites et discriminantes de l’époque, et qu’il considérait avec amour et de la même manière, le pauvre, le riche, l’homme, la femme, le juif, l’étranger, le malade…

Pour terminer je dirais que ce soit dans le monde séculier ou dans l’Église, les mentalités doivent évoluer. Il n’est pas question de « se battre » pour prendre la place des hommes ou vice versa, mais plutôt de discerner où je peux travailler avec ma formation, mes aptitudes naturelles ou ma vocation, que je sois un homme ou une femme.


Découvrez également le premier article de Nathalie Van Opstal publié sur notre blog : « Regard psychologique sur la collaboration hommes-femmes » !

Et ne manquez pas nos autres articles sur le ministère pastoral en binôme avec le conjoint :

« Pasteur, femme de pasteur et mari de pasteure » de Léo Lehmann

« Ecrire une cérémonie de bénédiction de mariage à deux ! » de Lydia Lehmann

« Un couple, deux contrats : évolution des ministères dans la FREE » de Marie-Noëlle Yoder

« Boîte à outils : 6 pistes pour gérer un conflit dans un couple de pasteurs » de Lydia Lehmann

À propos Lula Derœux

Lula Derœux partage son temps entre animatrice biblique et pasteure stagiaire dans une église de la FEEBF. Elle est également en train de finir sa licence de théologie. Mariée avec un pasteur, cette native suisse a comme passion la musique, tout particulièrement le chant, le septième art et la cuisine.

1 comment on “Nathalie Van Opstal, pasteure et psychologue

  1. Claire-lise Raoux

    Quelle bénédiction de lire tout cela. La complémentarité retrouvée.

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