Témoignages

Benjamin Derœux, un pasteur qui rêve d’une église équilibrée

Benjamin Deroeux est un jeune pasteur baptiste de 24 ans. Par sa fraîcheur, son zèle et son amour du Seigneur, il nous parle aujourd’hui de ce qui fait, pour lui, une Église qui aime les femmes (et les hommes aussi, bien entendu).

Qui es-tu ?

Je suis Benjamin Derœux, pasteur de l’Église baptiste de Morsang-sur-Orge depuis septembre, une Église de la Fédération Baptiste (FEEBF).  Avant cela, j’étais étudiant à la Faculté Libre de Théologie Évangélique, (FLTE).

Au départ, je ne voulais pas devenir pasteur mais gendarme ou militaire. J’avais commencé des études de droit mais je ne m’y sentais pas à ma place. Je cherchais un peu ma voie. C’est après un entretien avec l’aumônier des armées en chef que mes yeux se sont ouverts. L’aumônerie réunissait ma passion pour le Seigneur ainsi que pour l’armée.

J’aime l’Église. Elle permet de mettre chacun sur le même pied d’égalité ; hommes et femmes, riches et pauvres. Tous aimés passionnément par Dieu. Les rejetés peuvent y être accueillis. Je peux y investir mon cœur de berger. J’aime voir le peuple de Dieu réuni.

L’aumônerie est encore dans mes projets, mais, pour l’instant, je me sens appelé à être pasteur. C’est également plus facile pour avoir une vie de famille.

Je suis arrivé avec une idée fixe à la faculté, mais mes études à la FLTE m’ont aussi prouvé mes possibilités et mes capacités en tant que pasteur.

J’ai rencontré ma femme, Lula, durant mes études de théologie. Elle est un soutien au quotidien, ainsi que dans l’Église. Je suis ravi de partager la chaire avec elle de temps en temps.

Pourquoi est-ce que la collaboration hommes-femmes est importante ?

En fait, je ne dirais pas que la collaboration hommes-femmes est importante pour moi, mais normale ; naturelle ; nécessaire à l’Église. C’est l’inverse qui me choque.Toute ma vie, j’ai vu des femmes servir. Je ne les voyais pas en tant que femmes, mais simplement comme des personnes au service de leur Dieu. Je ne voyais tout simplement pas la différence.  Je ne vois pas pourquoi une femme ne pourrait pas apporter ce qu’elle a à cœur. Ce qui est important, pour moi, sont les dons de la personne. Le genre de la personne ne va pas être un critère, mais les actions, les paroles et le comportement.

Les hommes et les femmes ont souvent des caractéristiques différentes, et les deux visions sont complémentaires. Un groupe d’hommes aura un angle mort sur certains points, et inversement. Seule la collaboration entre les hommes et les femmes permet une vision équilibrée.

Je passe souvent pour un zélé par-rapport aux textes bibliques, un vrai baptiste. Lorsque je me suis confronté à la question, je n’ai vu aucune raison valable pour empêcher mes sœurs en Christ de répondre à leur appel. Pour moi, les textes sont clairs, et remis dans le contexte, il est évident que Dieu peut nous appeler toutes et tous.

Je suis surtout déçu de voir la méchanceté que certains créent pour défendre une compréhension de Sa Parole ; Je suis sûr que Dieu est attristé de voir ses enfants se taper dessus, avec parfois un déferlement de haine.

Les femmes qui prêchent, qui enseignent, ou encore qui exercent le rôle de pasteure, peuvent faire du bien autour d’elles. Pourquoi attaquer cela ? J’ai l’impression qu’en critiquant ces actions, on peut être une pierre d’achoppement pour beaucoup, et ce n’est pas ce que j’ai envie d’être. J’ai envie d’être un encouragement pour tous, hommes et femmes. Il n’y a ni homme, ni femme, mais un appel de Dieu et une réponse de son serviteur. J’ai toujours eu beaucoup de plaisir et j’ai énormément appris en travaillant avec des femmes. Ce serait un réel gâchis que de ne pas pouvoir voir leurs dons s’épanouir.

Comment encourager cette collaboration ?

Plusieurs aspects me semblent essentiels:

  • Donner aux femmes la place qui leur revient.
  • Favoriser le discernement de leurs dons.
  • Leur donner l’occasion d’exercer un ministère pour qu’elles puissent briller comment Dieu le veut.
  • Les accompagner, comme on le ferait avec un homme, afin qu’elles puissent s’améliorer, dans l’humilité, le respect de la Parole et l’amour du Seigneur.

À propos Lula Derœux

Lula Derœux est étudiante en troisième année à la Faculté Libre de Théologie Evangélique. Jeune mariée avec un pasteur de la FEEBF, où elle est également impliquée, cette native suisse a comme passion la musique, tout particulièrement le chant, le septième art et la cuisine.

2 comments on “Benjamin Derœux, un pasteur qui rêve d’une église équilibrée

  1. Claire Poujol

    Cela me donne une telle joie de voir que la relève est là ! Sois béni Benjamin, avec Lula.

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  2. John H Goodwin

    Congratulations, Benjamin. Our Lord has put you in a good place to serve. God be with you, John and Rose-Marie in Vancouver

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