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Mary Cotes: « Jésus dit que nous sommes le sel de la terre, pas de l’Église! »

Mary Cotes, une femme dont la douceur apparente ne cache pas la profondeur, et dont les mots ciselés  révèlent la justesse de la pensée.

Qui êtes-vous ?

Je suis anglaise, pasteure baptiste et je vis en Grande Bretagne. J’ai 61 ans. Née dans la banlieue de Londres, j’ai grandi dans l’église dont mes parents étaient membres. A quatorze ans je me suis convertie et je me suis fait baptiser en 1973.

J’aime la France !

Après le bac j’ai fait des études de français à la fac d’Oxford. J’ai passé ma troisième année en France en tant qu’assistante anglaise dans un lycée. J’ai été merveilleusement bien entourée par les membres de l’Église évangélique de la ville – et cela fera bientôt quarante ans que je retourne régulièrement dans ce beau pays.
Après avoir enseigné le français quelques années dans un lycée de Londres, j’ai fait une formation de pasteur suivie de trois ans d’études doctorales en théologie. M’appuyant sur le travail de certaines biblistes américaines, j’ai écrit ma thèse sur les femmes dans l’évangile de Marc.

Deux ministères pastoraux:

J’ai exercé un ministère pastoral dans deux Églises différentes. Pour l’une comme pour l’autre, j’étais la première femme pasteure à monter en chaire. D’abord je me suis trouvée dans le sud-ouest de l’Angleterre, au sein d’une Église baptiste assez traditionnelle. Par moments c’était dur et je me sentais  seule et vulnérable.

Pourtant, tout a changé lorsque je suis partie au Pays de Galles. Pasteure au sein d’une Église qui se trouvait dans l’ancien terrain des réveils gallois, j’étais heureuse et épanouie. L’Église m’a offert la liberté d’être le pasteur que Dieu m’avait appelée à devenir. J’y ai passé des années vraiment bénies. En dehors de mon ministère au sein de l’Église, j’ai participé aux émissions religieuses à la radio nationale et j’ai enseigné dans la faculté départementale. Entretemps, j’étais devenue également aumônier à l’hôpital psychiatrique et mon église a créé un centre d’accueil pour les SDF de la ville. C’était une belle aventure dans la foi.

Un ministère inter-église – et une surprise !

En 2003 je suis devenue la coordinatrice d’un grand projet inter-ecclésial à Milton Keynes. Les bureaux d’où j’exerçais mon ministère se trouvaient dans le quartier où Constance Coltman avait exercé le sien. C’était la première pasteure réformée anglaise, consacrée en 1917. Sa photo était accrochée au mur et j’avais souvent l’impression qu’elle me regardait travailler !

constance-coltman

J’avais la conviction de marcher humblement dans les pas d’une grande pionnière de Dieu.

Dieu me réservait aussi une grosse surprise : lors du culte d’accueil, j’ai rencontré Duncan et quelques années plus tard nous nous sommes mariés. J’ai découvert la vie de couple à cinquante ans !

Pourquoi faire partie de l’équipe ?

En 2013, j’ai assisté au congrès de Femmes 2000 à Strasbourg en tant qu’oratrice. C’était un moment fort et encourageant et j’en garde de très bons souvenirs. A la fin du congrès j’ai demandé à Dieu de m’utiliser pour encourager les femmes en rôle de responsabilité au sein des Églises en France.

En faisant partie de l’équipe Servir Ensemble, j’ai la conviction d’être à la place que Dieu m’a préparée.

Il y a deux ans j’ai pris ma retraite, ce qui me permet de m’organiser différemment. Je me couche maintenant avant minuit ! J’ai plus de disponibilité pour exercer un ministère itinérant et pour être musicalement active (je suis pianiste diplômée).
Surtout j’ai la possibilité de consacrer plus de temps à écrire. Au fur et à mesure des années, mes articles ont paru dans des livres divers, y compris dans un recueil pionnier de prédications écrites par des femmes anglaises, Silence in Heaven, paru en 1994. Suite au congrès Femmes 2000 j’ai écrit (en français) Quand les femmes se mettent à l’œuvre au éditions Farel, qui a paru en 2017.

9782863144749

 

Quels sont vos rêves ?

Heap of Coarse Salt

Je me languis de voir évoluer nos assemblées, et je rêve du jour où les disciples de Christ, hommes et femmes, serviront véritablement ensemble dans l’Église ainsi que dans la société. Dieu nous appelle à être à son service non seulement dans nos Églises, mais aussi dans nos cités, tout comme dans tous les contextes de notre vie.

Après tout, Jésus nous a dit que nous sommes le sel de la terre – pas le sel de l’église !

Je rêve aussi de voir les Églises se rapprocher les unes des autres pour travailler de plus en plus ensemble. Jésus a prié que ses disciples parviennent à l’unité parfaite. Nous avons tellement de choses à apprendre les uns des autres et tant de trésors spirituels à partager.

Je suis convaincue que Servir Ensemble a un rôle à jouer en réunissant autour de ses pages (et ses podcasts !) des lecteurs et des lectrices venant de contextes ecclésiaux et géographiques très différents.

C’est un beau projet et je sens que Dieu a toujours beaucoup de choses à m’apprendre.

Mary Cotes

D’autres articles déjà écrits par Mary sur le site:

Femme… Et vieille…

Le cœur d’une mère

Mary Cotes, pasteur

À propos revdmcotes

Mary Cotes est pasteur baptiste anglaise. Ayant fait ses études doctorales de théologie, elle a exercé un ministère dans de nombreux contextes, y compris l’aumônerie d’un hôpital psychiatrique. Auteur de Quand les femmes se mettent à l’œuvre, elle est actuellement la présidente de la Milton Keynes Christian Foundation, un réseau d’entreprises sociales, fondé par les églises de la ville. Musicienne diplômée, elle donne également des cours de piano.

1 comment on “Mary Cotes: « Jésus dit que nous sommes le sel de la terre, pas de l’Église! »

  1. Marie-Rose

    Bonjour Pasteure Mary Cotes,
    Votre remarque est très à propos en ces tps de prise de conscience écologique
    (si faible chez les chrétiens !).
    Il y a un lien évident entre le féminin et la terre :
    – soupirs, douleurs de l’enfantement, viol, consommation……
    – la création attend la révélation des fils de Dieu, pour avoir part à la liberté…..

    L’ émergence du féminin, son dévoilement progressif doit amener un nouvel
    être humain et un jour des nouveaux cieux et une nouvelle terre…..
    Comme TÉMOINS de la bonté de Dieu et du respect à porter à sa création
    magnifique dont ns sommes seulement locataires, les femmes devraient
    être au premier plan dans l’église et la société.
    Jésus est venu restaurer les liens brisés entre lui et l’Homme, l’ h. et la femme,
    l’ Homme et la création toute entière.

    Argument qui m’a convaincue et remise DEBOUT face à la fatalité ambiante :
    « vous savez que vs allez mourir et pourtant vs prenez soin de votre corps…….
    …….. faites de même pour la création ! »

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