Cette prédication a été apportée dans le cadre d’une série intitulée « Témoins de foi ». Le style oral a été gardé volontairement. La prédication peut être écoutée sur Spotify ou YouTube (à partir de 33′).
« L’enfant et Dieu », extrait de Le chemin de l’Écriture (pp. 111s.)
« Dialogue (réel) entre un adulte très sot et une petite fille de six ans :
– Pourquoi Dieu ne se montre-t-il pas ?
L’adulte très sot :
– Parce qu’il est invisible.
– Pourquoi ne l’entend-on pas ?
L’adulte, toujours sot :
– Parce que nous ne voulons pas l’écouter.
– Moi, je l’écoute tous les soirs. Je n’entends jamais rien. Tu m’as dit un jour qu’il n’avait ni lèvres ni langue.
C’est peut-être pour ça ?
L’adulte, non délivré de son infirmité :
– Cela se pourrait bien.
– Mais comment est-il donc ? Comme un homme ? Une femme ?
L’adulte :
– Non. Il n’est comme personne.
– Pas même comme le Père Noël ? Il n’a pas de barbe blanche ?
L’adulte :
Je ne pense pas. Aucun d’entre nous ne peut représenter comment est Dieu.
– Moi, si. Dieu est comme une poussière !
L’adulte, dérangé dans sa bêtise :
– Une poussière ? Comme tu y vas ! Une poussière…
Tu l’as dit, enfant. Dieu est comme une poussière, à la fois infime et partout. Lié aux pas des hommes, humblement mêlé à leurs peines, toujours dense là où il y a effort et travail, parfois soufflant en tempête, et dansant lorsqu’ils se réjouissent. »
Une théologienne à l’écoute du monde
Aujourd’hui, nous allons plonger ensemble dans la vie d’une femme de foi : France Quéré. Le petit texte ci-dessus montre déjà une des qualités de France : son humour !
France Quéré est une femme protestante, théologienne, écrivaine (elle est l’auteure d’une vingtaine d’ouvrages), chroniqueuse, conférencière qui me touche beaucoup. Dans sa vie, dans sa pensée, il y a vraiment de quoi nous inspirer. C’était quelqu’un qui osait questionner, qui osait remettre en question le statu quo ou des enfermements qu’elle percevait.
Elle avait un grand amour pour la parole de Dieu, notamment pour les évangiles, particulièrement l’évangile de Jean, et elle s’intéressait énormément à ce qui se passait autour d’elle dans la société. Elle a donc beaucoup écrit sur des thématiques sociétales ; elle avait un regard très pertinent et en même temps rempli d’une grande compassion. Son enseignement était intimement lié à sa vie, à la Vie avec un grand V.

Un article sur elle est titré : « Une théologienne à l’écoute du monde » ; à l’écoute de l’Évangile aussi. Elle écrit : « mon sentier suit le mot à mot de l’Évangile. […] Le texte est fait de presque rien, mais ce rien porte en lui l’infini. J’ai beaucoup considéré des pages cent fois étudiées. Il me lance des signes toujours nouveaux, et démontre qu’Il [le Christ] est le pain inépuisable. Je n’en finirai jamais de Le découvrir. »[1] Dans ces mots, on ressent vraiment cet amour et ce respect de l’Évangile et cette conviction que nous découvrons Christ toujours à nouveau quand nous lisons un texte des évangiles… et cette découverte ne sera jamais finie.
France était musicienne, pianiste, et l’art, la peinture a également beaucoup compté pour elle. Elle est née en 1936 à Montpellier et décédée subitement en 95 (il y a donc trente ans), un Vendredi saint, d’une crise d’asthme lors d’une promenade en solitaire. Elle était mariée au physicien Yves Quéré, qui lui est catholique. Ensemble, ils ont eu trois enfants.
Communion… grâce aux différences
France est née dans un foyer protestant, mais ses parents, tout en respectant l’Église, tout en en payant la cotisation, ne parlaient presque jamais de la foi. Elle affirme qu’elle n’a pas grandi dans un milieu religieux.
Un élément qui est important dans sa vie, c’est qu’elle a œuvré pour le rapprochement entre catholiques et protestants. Dans un entretien, elle a dit quelque chose qui m’a interpellée :
« Je ne crois pas nécessaire d’aboutir à l’unité. C’est la communion qui m’intéresse, laquelle est la fédération, non une suppression des différences. »
Vivre une communion, « avec le désir de s’aider mutuellement sur le chemin de la foi, et beaucoup d’amour. »[2] Depuis que j’ai lu cette phrase, je ne cesse d’y revenir. Ne pas chercher l’unité des institutions, mais la communion. Qu’est-ce qui me lie à l’autre, que puis-je apprendre de lui, comment pouvons-nous nous approcher ensemble de Dieu ?
« J’avoue qu’au point où j’en suis, je ne peux pas me passer des deux confessions, à titre à peu près égal. […] Je vis religieusement dans l’identité et dans l’altérité. »[3] Elle a grandi dans un contexte protestant, elle a découvert le catholicisme par la rencontre de l’autre. France encourage à ne pas chercher l’unité à tout prix, au risque dangereux de se débarrasser au passage des différences, mais à chercher à vivre la communion. Ne pas se figer dans une identité – ce qui se produit malheureusement de plus en plus aujourd’hui – mais essayer de vivre la rencontre avec l’autre comme un enrichissement, comme une occasion de communion avec Dieu et avec l’autre.

La théologienne a travaillé en profondeur sur nos racines communes, les Pères de l’Église, qui sont les premiers théologiens de l’Église, qu’elle a traduits pendant de nombreuses années, donc à partir du grec.

France s’est aussi beaucoup intéressée aux femmes, aux figures féminines que l’on rencontre dans les premiers temps de l’Église (encore un élément qui m’attire dans sa théologie). Elle a notamment écrit sur les femmes dans l’Évangile mettant en avant leur détermination, « leur audace lucide, la qualité de leur intelligence. Elles sont les partenaires réelles du Christ. Elles discutent avec lui, l’interrogent, lui tiennent tête, devancent ses gestes ou ses mots, ironisent, jouant contre lui et pour lui simultanément, l’aiment, bref, elles se conduisent librement, dignement »[4].
Une éthique aimante
Pendant de nombreuses années et depuis sa fondation en 1983, France Quéré a fait partie du Comité consultatif national d’éthique qui était composé de médecins, biologistes, juristes, philosophes et des représentants des familles spirituelles. La présence de France et sa parole y ont été très appréciées. Le comité était chargé de réfléchir sur des enjeux de la procréation médicalement assistée, de la fin de vie, des progrès de la science, des limites éthiques dans lesquelles on pouvait envisager ces progrès. Pour donner un repère chronologique : en France, c’est en 1982 que voit le jour le premier bébé né après une fécondation in vitro. Les réflexions qui nous préoccupent encore aujourd’hui par rapport à ces sujets de bioéthique ont déjà été présentes il y a 40 ans.
Déjà dans les années nonante, France écrit sur la nécessité d’imposer des limites à la technique et à toutes les puissances à l’œuvre en général et de réfléchir sur le sens et sur les finalités au lieu de se lancer dans une course en avant, toujours plus vite, plus loin, plus fort. Elle ne condamne pas la science, elle ne se prononce pas contre les progrès de la technique en général. Mais elle en expose les risques et les dérives, les conséquences désastreuses qui sont par exemple que la technique divise les êtres humains entre eux.
Elle rappelle avec force que le christianisme a en son centre l’enfant Dieu et Jésus-Christ crucifié. Elle écrit :
« Ces images parlent d’une puissance renoncée parce que, tout entière consacrée au souci de l’homme, elle travaille à la promotion d’un autre que soi. »[5]

Quelle force de vie nous trouvons là-dedans : renoncer tout d’abord à notre puissance (nous n’allons pas faire tout ce que nous sommes capables de faire si cela nuit à l’humanité), et travailler à la promotion, au bien d’un autre que nous. Pour elle, une des tâches de la foi est de dire « non », quand « l’intégrité de l’homme » est menacée, par les progrès de la technique. À chaque nouvelle avancée technique se poser la question : qu’en est-il de l’intégrité de l’être humain, de sa dignité et de notre humanité commune ?
Un des présidents du Comité d’éthique dit de France : « Le respect de la dignité de la personne s’alliait toujours chez elle à une indignation véhémente devant l’injustice. »[6] Il y avait dans sa réflexion éthique « un appel à la créativité, à la générosité, à l’amour, à la modestie et à la prise du parti de la faiblesse contre la puissance. »[7]
La souffrance humaine touchait beaucoup France. Elle se demandait :
« La question la plus éthique que puisse se poser la conscience dans un monde raidi par la dureté est celle-ci : comment faire pour aider les gens à moins souffrir ? Et la réponse est la sollicitude. Je ne pense pas que le Christ ait fait autre chose. »[8]
La sollicitude. Je ne pense pas que le Christ ait fait autre chose. C’est aussi notre réponse à la souffrance de l’autre : la sollicitude, une attention généreuse à l’autre, l’écoute vraie, une main tendue.

France avait à la fois une profondeur théologique et une grande attention à la fragilité humaine. Ses proches la décrivent comme « un être totalement dédié au monde qui l’entoure (à sa famille, ses amis, ses auditeurs, le monde). Elle menait toute une réflexion sur le mal, la souffrance, la misère, mais aussi sur la beauté qui a beaucoup compté pour elle ». Et je pense que cet équilibre est tellement important. La souffrance est là, mais la beauté est là aussi. Savoir voir, savoir apprécier la beauté est important pour notre foi. Les mots beauté et foi sont pour France Quéré « deux mots unis d’amitié. […] ensemble ils aidaient l’homme à respirer, à vivre au large, à ouvrir ses yeux sur plus beau encore que le beau, plus vrai que le vrai, sur ce que l’oreille pourtant comblée n’a pas entendu, ce que l’œil pourtant émerveillé n’a jamais entrevu ».[9]
Ancrée dans la vraie vie
France avait donc cette réflexion profonde sur le monde dans lequel elle vivait, une réflexion ancrée dans la vraie vie, donnant naissance à des engagements concrets. Elle était en effet présidente d’une association, « Votre École Chez Vous » (VECV), pour l’enseignement à domicile pour des enfants lourdement malades ou vivant avec un handicap. Toujours cette question en France : comment aider à la vie du prochain ? Comment aimer ? Comment vivre la bienveillance ? Elle avait une présence qui faisait valoir l’autre à lui-même : quand je rencontre l’autre, est-ce qu’il voit dans mes yeux la valeur qu’il a ? Est-ce qu’il voit qu’il est précieux ?
Une amie dit de France qu’elle « préféra[it] se battre là où s’accumulent les difficultés plutôt qu’en ces lieux où la victoire est facile. »[10] C’est inspirant et me met au défi, nous met au défi.
L’humilité en tout
Il y avait une grande humilité en France par rapport à sa relation à Dieu : « L’autre est plus près de Dieu que je ne le suis moi-même », écrit-elle en citant un livre des philosophes Levinas et Blanchot. Je peux apprendre de l’autre, toujours. Je ne crois pas que moi, j’ai tout compris dans la foi. Je ne crois pas que dans ce cheminement, je me suffis à moi-même.
Un de mes passages préférés de France Quéré est celui-ci :

« Dieu s’agrippe à moi. La présence, la densité de Dieu, elle ne m’apporte ni certitude ni sérénité et m’aide même fort peu dans ce qui est pourtant de son ressort : la foi, l’espérance et la charité. Devant ma désinvolture, plusieurs, qui ne connaissent que la dévotion, me disent : “Vous n’avez pas la foi”. À leur idée. Mais je constate que je ne me débarrasse jamais de Dieu. Pris à rebours, éconduit, ridiculisé, Dieu s’agrippe à moi, avec des mains d’amoureux. »[11] Qu’est-ce que c’est beau ! Dieu s’agrippe à moi. C’est lui qui ne me lâche pas. Quelle honnêteté pouvons-nous trouver dans ces lignes ! Et une consolation aussi dans nos propres combats, nos propres luttes dans la foi. Dieu s’agrippe à moi. C’est lui qui désire tant être en relation avec nous. Quelle consolation pour les moments où nous nous sentons perdus dans notre relation à Dieu ! Quand la paix semble s’évaporer et l’espérance semble si loin.
Justement, par rapport à cette certitude ou l’absence de certitude, elle plaide pour
« une foi qui contienne toujours de la certitude et de la question, une foi qui est toujours un mouvement entre ces deux expériences, mais ne s’arrête jamais sur l’une ou l’autre. […] L’originalité de la foi […] c’est d’être une certitude tempérée par une question et une question stimulée par une certitude. […] La foi est mouvante, non pas fixe. »[12]
C’est une théologie modeste, qui connaît la vie réelle. Qui laisse de la place au doute, sans complètement et uniquement céder aux doutes. Elle parle de deux rives, celle de la certitude, celle de la question. Et elle dit que l’on ne va pas s’arrimer à l’une ou l’autre. On reste entre les deux, parfois plus proche de l’une, parfois plus proche de l’autre. Et notre foi se vit dans cet entre-deux.
Dans un texte de 1977 – et ce qu’elle dit me semble encore actuel aujourd’hui – France parle des « grands périls de cette époque où abondent incroyances et croyances. Les unes font tomber dans l’absurdité d’une histoire vide de sens, les autres dans l’artifice d’un système qui croit posséder toutes les clés et imposer ses vues à tous les hommes. Deux formes de servitude. La foi est aujourd’hui l’une des rares démarches libératrices, parce qu’elle déchiffre un sens sans jamais pouvoir mettre la main dessus. C’est une chance de ne posséder qu’une énigme. C’est une chance extraordinaire que d’être ainsi préservé du désespoir et de l’esprit de système. […] ma conviction s’adoucit en question, […] ma question s’éclaire en certitude. Et voilà pourquoi, depuis les origines, les chrétiens ont trouvé, pour désigner leur foi, le mot juste : un mystère. » [13] Ne pas céder à la fascination du système. Si nous voulons posséder quelque chose, acceptons de ne posséder qu’une énigme. Cela nous amène à notre dernier point :
- Communion… grâce aux différences.
- Une éthique de l’amour
- L’humilité avant tout
- et pour terminer…
Des mystères à chérir

Le mystère était un point central pour la théologienne France Quéré. Elle le définit comme une « vérité dérobée autant qu’elle est donnée, espérance dont on tient une partie mais qui est encore hors de notre atteinte »[14]. Le mystère de Dieu – le mystère d’un Dieu d’amour, d’un Dieu qui habite au milieu de la souffrance – et aussi le mystère du mal et de la souffrance. France dit à propos de nous protestants, dont elle faisait partie : « nous tâchons de tout dévoiler, de tout expliquer du mystère de Dieu. Eux [les catholiques] ont le sens de son inaccessibilité, sur quoi nous devrions sans doute méditer un peu. » [15] Et je pense qu’elle a un peu, ou même beaucoup, raison là-dessus. À nouveau, ce besoin des uns des autres pour nous équilibrer, pour ne pas nous figer dans une seule et unique manière de voir. Laisser de la place au mystère, accepter que l’on ne puisse pas tout expliquer.
France Quéré affirme : « Dieu est à la fois celui que l’on connaît et que l’on ne connaît pas. Il est une autre voie, qui parle comme nul n’avait parlé, et se tait d’un singulier silence. »[16] Dieu qui s’est fait connaître, qui s’est révélé en Jésus-Christ. Dieu qui nous échappe, qui nous échappera toujours, que nous ne maîtrisons pas. Dieu qui parle, mais qui se tait aussi. Ainsi quand nous parlons de Dieu, nous parlons de quelque chose qui ne nous appartient pas, qui nous dépasse, nos mots ne pouvant jamais contenir Dieu. France le dirait ainsi :
« Il ne s’agit pas de parler sur Dieu, mais de parler sous Dieu : tous les mots que nous proférons se faisant connaître pour inférieurs à ce qu’ils désignent. »[17]

France a également beaucoup travaillé sur le mystère du mal. Face au scandale du mal, elle dit : « L’unique droit ou l’unique sens que Jésus concède au mal, c’est de le supprimer. Le mal est là pour ne plus être là. » [18] Elle recommande de ne pas chercher sans cesse les causes du mal – ce que nous faisons tous et toutes par moment, pour nous rassurer, pour trouver un sens au mal – ce mal est arrivé parce que l’on a fait ceci ou cela, ce mal est arrivé parce que les autres ont fait ceci ou cela – ne pas chercher les causes, car ces causes resteront ténébreuses, mais sortir des pensées et agir, agir en ayant en vue des buts lumineux face à la souffrance. Lutter contre le mal, pointer vers la guérison qui est en Christ, son projet de restaurer toute chose.
« Devant le mal, Jésus dit de quel côté il se met, et l’absoluité de son engagement. Tant que la souffrance ne sera pas vaincue, il la chargera sur ses épaules et gravira avec nous la colline du Golgotha. »[19]

Dans notre appartement à Koekelberg, cette citation était affichée sur la porte des toilettes. Ainsi nous avons eu l’occasion de la méditer souvent. Et encore aujourd’hui, des années après, elle me console infiniment. Oui, nous ne comprendrons jamais le mal, mais Jésus dit de quel côté il se met. Et son engagement est absolu. Jamais Jésus ne sera complice du mal, jamais il ne sera indifférent au mal. Il porte avec nous notre souffrance. Il l’a portée en se dépouillant complètement, en mourant à la croix.
France Quéré écrit dans un de ses nombreux articles : « Un Dieu de la souffrance, c’est-à-dire un Dieu de tous les hommes, puisque tous les hommes sont sujets à la souffrance, donc dignes de pitié et d’amour, donc dignes tout court. C’est à ce Dieu que je crois : Dieu de tous et pour tous et partout. […] Je le trouve dans le cœur dépouillé de chacun, lorsque chacun consent à se défaire des fioritures étrangères, avec lesquelles il croit être davantage lui-même alors qu’il se met tout simplement à côté : son miroir, sa finance, ses relations, ses titres, ses costumes et ses œuvres.
En tout homme, il y a un homme blessé, infiniment plus beau parce que plus vrai, blessé par la certitude de mourir, l’incertitude de vivre, et Dieu qui est là, qui lui ressemble. »[20]
Cela nous invite à nous débarrasser des choses inutiles pour nous approcher de l’essentiel, notre humanité commune, vraie, authentique, et la présence de Dieu en nous, la présence d’un Dieu humble, d’un Dieu qui ne cesse de se donner.
Que retenir ?

Le goût de la poussière, de la fragilité tout le long. Le choix d’une puissance renoncée, à la suite du Christ. Un ancrage dans la vraie vie.
La beauté et la foi : deux mots unis d’amitié.
Dieu s’agrippe à moi. Et ma foi se déploie entre la rive de la certitude et celle du questionnement.
L’importance du mystère, dans la vie de foi, dans la relation aux autres aussi.
Face à la souffrance de l’autre, la sollicitude.
Nous terminons par le verset biblique qui me semble résumer le mieux l’engagement de France Quéré :
Tu aimerais le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de tout ton être et de toute ta pensée. Tu aimerais ton prochain comme toi-même. Matthieu 22.37
Pour aller plus loin : une journée d’étude « 1995 – 2025, France Quéré aujourd’hui : une foi vive, une pensée libre », organisée par le Forum protestant et Foi&Vie aura lieu le vendredi 28 novembre à l’IPT, mais peut aussi être suivie en distanciel. L’inscription se passe par ici.
Références
[1] France Quéré, « Ma rencontre avec Dieu », in France Quéré, Les chemins de la vie, p. 24.
[2] France Quéré, « Rencontre avec France Quéré », in France Quéré, Les chemins de la vie, p. 303.
[3] Ibid., p. 302.
[4] France Quéré, Les femmes de l’Évangile, p. 205.
[5] France Quéré, « Religion, éthique et société », in France Quéré, Les chemins de la vie, p. 151
[6] France Quéré, Présence d’une parole, p. 16.
[7] Didier Sicard, « L’éthique et la vie », in France Quéré, une voix qui éveille, p. 39.
[8] Présence d’une parole, p. 18.
[9] France Quéré, « Foi et Beauté », in France Quéré, une voix qui éveille, p. 59.
[10] Béatrice Descamps-Latscha, « Apprendre malgré », in France Quéré, une voix qui éveille, p.19.
[11] Article « Dieu s’agrippe à moi », cité dans le documentaire : « Dieu s’agrippe à moi », portrait de France Quéré, https://www.youtube.com/watch?v=RbdmKw8NQ-Q.
[12] France Quéré, « La foi : question ou certitude ? », in France Quéré, Les chemins de la vie, pp. 73-4.
[13] Ibid., p. 79.
[14] France Quéré, « Dire Jésus-Christ, il faut l’oser ! », in France Quéré, Les chemins de la vie, p. 176.
[15] France Quéré, « Marie dans les Évangiles de l’enfance », in Présence d’une parole, p. 58
[16] France Quéré, « Le Jésus qui vient s’appelle l’Autre », in France Quéré, Le chemin de l’Écriture, p. 148.
[17] France Quéré, « Dire Jésus-Christ, il faut l’oser ! », art. cit., p. 178.
[18] France Quéré, Si je n’ai pas la charité, p. 46.
[19] Ibid., p. 49.
[20] France Quéré, « L’homme n’est pas plus visible que Dieu », in France Quéré, Le chemin de l’Écriture, pp. 151-152.
[21] Caroline Bauer, Article Forum protestant : https://forumprotestant.fr/articles/bauer-lethique-aimante-de-france-quere/.


Merci infiniment pour cet article qui me permets de découvrir France Quéré et qui me rejoint tellement…