Dominique Montefia nous partage son parcours, ses réflexions et son travail. Un immense merci !
Je m’appelle Dominique Montefia et je vis à Nice.
C’est fin 1990 que Jésus est venu me rencontrer, alors que j’étais dans l’occultisme et que je pratiquais allègrement la numérologie, persuadé que cette « science » venait de Dieu. En mai 1991 je me suis fait baptiser au sein des Assemblées de Dieu (ADD) de Nice.
Bien que cette famille d’Églises soit parfaitement contre le ministère des femmes, le pasteur de mon Église locale, qui était suédois, invitait les jeunes, femmes et hommes, à prêcher lors de réunions de prière. Pour moi cela était parfaitement naturel. J’ai d’ailleurs eu l’occasion des années plus tard d’être responsable d’un petit groupe de personnes que le pasteur d’une autre Église ADD autorisait à apporter un message (toujours lors de réunions de prières). Il souhaitait également que des femmes y soient associées. Même si certains y étaient farouchement opposés (jusqu’à quitter l’Église et en rejoindre une plus légaliste car le simple fait qu’une femme puisse distribuer la Sainte Cène les révoltait).
Parallèlement, dès le début de ma conversion, j’ai été attiré par des ouvrages traitant de relation d’aide, en particulier pour les victimes d’abus sexuels. Je ne comprenais pas car je ne connaissais personne en ayant été victime. À partir de là, Dieu m’a envoyé des personnes et j’ai commencé un travail avec elles. J’apprendrai des années plus tard que mon frère et ma sœur en avaient eux-mêmes été victimes !
Pourtant la relation d’aide telle que je la pratiquais ne me convenait pas, car elle ressemblait par trop à la psychologie classique, même si Christ y était prêché.
J’ai alors prié que pour que Dieu me montre quelle était SA méthode, et je lui ai également demandé de m’envoyer des personnes victimes de traumatismes les plus violents (survivants de génocides, victimes de viols ou de situations traumatiques extrêmes). Une prière comme celle-là ne pouvait venir que de Lui, et sa réponse fut très rapide. En 2014, il m’envoyait au Rwanda dans une école internationale pour une formation à un séminaire mis au point par une Galloise, Rhiannon Lloyd, et une équipe rwandaise menée par le pasteur Joseph Nyamutera, suite au génocide des Tutsis en 1994. Le séminaire répondait à toutes mes attentes et depuis cette date j’ai pu pratiquer ce séminaire au Rwanda, en Côte d’Ivoire, en Zambie et en Ouganda avec les équipes locales.
C’est un séminaire de trois jours dont le but est la guérison des cœurs et la réconciliation des groupes qui se sont affrontés, voire massacrés. J’ai pu intervenir parmi des groupes comprenant à la fois les tueurs et les survivants ou les familles des victimes de ces mêmes tueurs…
C’est en 2018 en Zambie que j’ai pu enseigner à trois Églises sur le sujet de l’égalité hommes-femmes, en leur démontrant Bible en mains que c’était la volonté originelle de Dieu à la création. Et cela a été positivement reçu !
En 2016, Dieu m’a également orienté vers un travail parmi les femmes victimes de prostitution, et c’est vers la communauté Nigériane, victime de traite des êtres humains, que mon travail a également évolué.
Mon travail consiste, via une association laïque, à les aider à sortir des réseaux de traite, et à obtenir une protection internationale. Ces femmes sont toutes chrétiennes, mais étant passées par des cérémonies vaudou, j’ai tout loisir pour prendre des temps spirituels avec elles et à les amener à la croix où elles peuvent déposer leurs traumatismes et les rites et serments qu’elles ont fait avant de partir. Le résultat est impressionnant car c’est le Saint-Esprit qui agit. Je mets ainsi en pratique avec elles le travail que j’ai appris en Afrique. J’accompagne actuellement près d’une cinquantaine de ces jeunes femmes, mais j’ai pu en rencontrer environ une centaine depuis 2017. La pandémie liée à la COVID a également accru de façon significative le nombre de personnes accompagnées. Leurs souffrances sont énormes et les chrétiens engagés dans ce travail sont bien peu nombreux !
Depuis 2022, j’ai également pu étendre ce travail de guérison avec des femmes Iraniennes et d’Amérique du Sud, victimes de violences dans leur pays, à cause de leur foi ou parce qu’elles sont des femmes…
En 2019, je suis rentré en contact avec Servir Ensemble, et je m’y suis immédiatement engagé. En effet, toutes ces années à écouter les souffrances des femmes, m’ont sensibilisé à leur place dans la société, et dans l’Église. C’est également devenu un de mes combats, à mon niveau, auprès des femmes que je connais ou rencontre et encourage à ne pas se laisser écraser par le système patriarcal dans l’Église.
J’ai pu faire un petit sondage au sein des femmes de l’Église que je fréquentais, extrêmement conservatrice, et ai pu me rendre compte que cette situation est une vraie souffrance pour elles.
En 2019, bien que convaincu que l’égalitarisme était le bon chemin, j’ai demandé à Dieu de me confirmer si j’avais raison ou de me montrer si j’avais tort.
Le lendemain de cette prière, une fille de pasteur gitan est venue à la librairie où je travaillais, et après avoir échangé sur le sujet (elle se sentait appelée au ministère), elle m’a dit que le pasteur en charge de toutes les Églises ADD de Nice à l’époque et depuis 50 ans (il est décédé en 2021) avait dit à son père que rien dans la Bible n’empêchait une femme de prêcher, mais que cela dérangeait les Églises et c’est pourquoi les ADD ne le permettaient pas !
Je suis allé le voir le dimanche suivant et il me l’a confirmé de vive voix !
Tout cela m’a conforté dans ce combat et dans mon combat contre toutes les violences faites aux femmes (je considère que cette discrimination dans l’Église est une violence !)
J’ai comme projet depuis longtemps d’adapter le séminaire appris en Afrique à la relation hommes-femmes dans l’Église, car ce séminaire de guérison et de réconciliation est adaptable à toutes les situations (j’ai également pu tester cette question avec les femmes en Afrique), et j’espère pouvoir le mettre en place un jour… les journées ne durant que 24h…
Lorsque j’apprends qu’une femme a été reconnue pasteure, ou qu’elle a un ministère d’influence, j’éprouve une grande joie et cela me donne l’espoir de voir un jour l’Église devenir adulte, et de ne plus être la descendante d’Adam, mettant la faute originelle sur la femme, mais la descendante de Jésus qui a relevé les femmes, les a replacées à leur vraie place (à égalité avec les hommes) et les a revalorisées.


Merci de votre témoignage et de votre engagement.
Prions que les convictions égalitariennes de bien des responsables spirituel·le·s, exprimées derrière les « rideaux de la scène » de leurs mouvemens d’Églises, puissent frayer leur route vers un dépassement réel des discriminations misogynes et masculinistes des appareils ecclésiaux.
Le pentecôtisme doit énormément au ministère des femmes, et les blocages de certaines de ses ailes, réel, n’est pas général.
La roue tourne, grâce à Dieu !
Bonjour,
Il est très surprenant que les Assemblées de Dieu, première église « pentecôtiste « en France
dont la progression fut spectaculaire et qui ne manque pas de pasteurs,
due surtout à la place qui est donnée à » l’ Esprit Saint »,
que cette liberté de l’Esprit Saint soit refusée aux femmes !
Si cette moitié de l’église se mettait en mouvement, quel carnage dans les rangs de l’ennemi !
Que ce même Esprit Saint bénisse et encourage des sœurs lucides et des frères éclairés
comme Dominique Montefia pour qu’il y ait une véritable remise en question, pour la seule
gloire de notre Seigneur et le témoignage de cette belle église !
Il y a assez de preuves exégétiques, le seul obstacle est l’orgueil et la volonté de puissance
de certains, et la mauvaise compréhension de ce qu’est l’autorité selon Dieu,
très loin de la pensée du monde.
(je me sens en accord avec le Pr Robin Reeve, ci-dessus))
Ce témoignage de Dominique Montefia me bouleverse, en même temps qu’il me réjouit profondément ! Car ce que je constate actuellement, c’est une amplification de cette prise de conscience par de plus en plus de chrétiens, et dans un nombre croissant d’églises, de l’action puissante du Saint-Esprit qui sauve, guérit, libère et délivre de toute emprise du monde des ténèbres. Ce qui s’exprime en particulier (mais pas seulement !) par la guérison en profondeur de toutes sortes de traumatismes et de blessures psychologiques et spirituelles, qui affectent en réalité tous les humains – et même les chrétiens, qu’ils soient d’ailleurs hommes autant que femmes, même si, effectivement, celles-ci ont été particulièrement malmenées pendant si longtemps ! Ce qui a pour effet d’entraver l’accueil de l’Evangile, et ensuite la croissance spirituelle, même chez des croyants, souvent convertis et nés de nouveau depuis bien longtemps ! Car ces obstacles qui demeurent en nous tant qu’ils n’ont pas été discernés et guéris, nous maintiennent dans des situations de souffrance et de blocage multiples, et nous empêchent d’entrer pleinement dans notre vocation (que nous soyons hommes ou femmes) de témoins de Christ et d’acteurs puissants de la manifestation concrète du salut qu’Il a accompli, selon ce qu’Il avait clairement proclamé Lui-même, notamment dans les derniers versets de l’Evangile de Marc, ces « signes » qui devaient « accompagner tous ceux (et celles !) qui croiraient », et couramment pratiqués par les églises des premiers temps !
J’ai pour ma part bénéficié ces dernières semaines – et cela se poursuit d’ailleurs jour après jour – de puissantes libérations intérieures, et donc d’un épanouissement bouleversant de ma vie intime avec le Seigneur. Cela s’est produit par la mise en lumière, sous la guidance tendre et précise de l’Esprit, de blessures, traumatismes, péchés et abus que j’avais subis, mais aussi commis moi-même, et qui entravaient ma marche de chrétien vers la maturité en Christ. Il s’agissait aussi d’habitudes personnelles pas forcément mauvaises en soi, mais qui, en occupant une partie de mon temps et de mes pensées, faisaient obstacle à la plénitude de Sa libre action dans ma vie et au travers d’elle. Ces « allègements », déliements et délivrances ont été accomplis, par le moyen d’hommes mais surtout de femmes, dans le nom puissant de Jésus et par l’efficacité de Son sang. Et les changements qui en résultent sont vraiment saisissants, mon entourage lui-même les constatant et étant donc amené à en chercher les causes ! Ce qui ouvre la porte, évidemment, à une évangélisation verbale beaucoup plus convaincante en même temps que bien plus simple et spontanée.
C’est pourquoi je rends grâces à notre Dieu de réveiller Son Eglise à la prise de conscience et à l’accueil de ces manifestations « normales » de Son plein salut en Christ ! Nous avons toutes et tous besoin de cette sanctification profonde, réelle et efficace, pour pouvoir jouir enfin pleinement de notre identité de fils et filles du Dieu Tout Puissant, assis dans les lieux célestes en Christ, et poursuivant son œuvre par des signes et des prodiges qui font partie de ces « oeuvres plus grandes » que celles qu’Il avait Lui-même produites, « parce qu’il est allé vers le Père » et nous a envoyé Son Esprit pour cela !
En fait, c’est en me conduisant à prendre connaissance personnellement et de manière très concrète de ce ministère, exercé dans le cadre de l’église Gospel Center d’Annecy, implantée dans cette ville depuis une dizaine d’années, que le Seigneur m’a permis de découvrir cette réalité impressionnante mais effectivement parfaitement conforme à ce que nous enseigne la Parole. La lecture d’ouvrages d’enseignement et d’accompagnement au processus de guérison psycho-spirituelle publiés par cette communauté, et notamment par la co-pasteure de celle-ci, ainsi que les nombreuses vidéos de témoignages, de prédications et de conseils empreints de sagesse et d’une grande simplicité qui sont régulièrement diffusés sur internet – en particulier sur Youtube – , m’ont puissamment interpellé, et m’ont amené à aller me rendre compte personnellement de ce qu’il en est.
Et bien que particulièrement prudent vis-à-vis de toute affirmation de puissance et d’efficacité dans le cadre de l’Eglise (« chat échaudé craint l’eau froide » !), je peux dire que ce que j’ai vu et vécu – et vis encore journellement – me convainc de la réalité de ces merveilles que notre Dieu accomplit à nouveau dans Son Eglise, par l’intermédiaire de serviteurs et servantes remplis de Son Esprit, lorsque celle-ci se rend réceptive pour l’accueillir et le vivre, avec humilité et simplicité. Réalités tangibles de cette puissance de guérison et de libération qui était clairement annoncée par Jésus, après qu’il l’ait couramment pratiquée Lui-même, mais qui s’était malheureusement perdue au fil du temps, par la ritualisation et la rigidification de nos pratiques d’église, laissant de moins en moins de place à l’autorité bienfaisante de Jésus et à la liberté de l’Esprit dans nos vies personnelles et communautaires… Alors quelle joie de voir ce Réveil débuter, au sein même de cette période plus que préoccupante où les ténèbres s’épaississent dans tous les domaines de la vie de notre Terre ! A nouveau, il nous devient possible d’être réellement, que nous soyons hommes ou femmes, « sel de la terre et lumière du monde » par la puissance agissante de l’Esprit du Dieu d’amour, et dans la pleine communion de Jésus ! Qu’Il en soit glorifié et adoré !
Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et entra, selon sa coutume, dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, et on lui remit le livre du prophète Ésaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il était écrit: L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint [Pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ;] Pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour proclamer une année de grâce du Seigneur. Puis il roula le livre, le rendit au serviteur et s’assit. Les yeux de tous, dans la synagogue, étaient fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire: Aujourd’hui cette (parole de l’) Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie.
Luc 4:16-21 Colombe