La grossesse de Marie a pris du temps : neuf mois. Une invitation à plonger dans le mystère de l’incarnation, pas uniquement à Noël.
Né dans la douleur des contractions
à travers le corps d’une femme
Tu as connu Marie de l’intérieur
ses joies, ses peines
ses mouvements
au plus profond de l’intime
Ses pas nauséeux dans les montagnes de Juda
ses doutes, ses peurs, sa honte
apaisés par l’air vif
de ces vertes ondulations
au murmure de Ta voix
Ton premier berceau
le cocon de son ventre
la caresse des vagues
sur ton corps minuscule
Ses douces mains qui effleurent
un pied, un genou, égarés dans ses côtes
La pesanteur de la grâce
chaque jour un peu plus
transforme son corps, son regard
La valise d’étable prête
ses pas vers Bethléem
ouvrent son cœur et ton passage
la délivrance approche
Improviser tes premiers soins dans le chaume
chérissant les paroles des marginaux
Elle avait ses élans, ses idées, ta mère
mais apprit que ton heure viendrait
où à ton tour tu deviendrais berceau
d’une humanité nouvelle
Ton tombeau, tunnel d’enfantement
tel le ventre d’un poisson
Ce poème est tiré d’un petit ensemble de poèmes intitulé « Berceaux d’humanités» pour lequel Lydia a été récompensée lors du concours « Poestra – Poètes de la Parole 2024 ».


Merci Lydia, magnifique !
MERCI a Lydia pour ce très beau poème, si juste, si profond.
MERCI à toutes les mamans qui comme Marie ont la foi pour
se projeter vers le meilleur pour leur enfant, acceptant les nausées
et les douleurs de l’enfantement terrestre.
MERCI à Jésus qui en acceptant la mort de la croix,
s’est fait « berceau d’une humanité nouvelle »
et avec la puissance du SAINT- ESPRIT,
enfante des fils et des filles de Dieu !