Progresser en Église

Vivre la mixité (II)

…au sein du conseil d’anciens

Nous remercions l’équipe pastorale de la Communauté Chrétienne de Stockel (Bruxelles) d’avoir partagé ici son expérience de la mixité – de la présence enrichissante d’hommes et de femmes – en son sein. Il est signé par Pierre Osselaer, un des anciens de l’Eglise. Les autres membres de l’équipe – Audrey, Sylviane et Jean-Jacques – soutiennent pleinement ce point de vue.

Depuis quand y a-t-il des hommes et des femmes dans l’équipe ?

La Communauté Chrétienne de Stockel a été fondée en 1985. Depuis sa fondation les textes précisent que nous acceptons comme responsables pastoraux des hommes ou des femmes, mariés ou non présentant les dons et critères bibliques pour prendre en charge la direction et la responsabilité spirituelle de l’église locale.

Y a-t-il déjà eu des moments où cela a représenté un défi ?

Non. Nous fonctionnons de manière mixte et collégiale depuis plus de 30 ans, c’est donc très naturel pour nous.  Nous ne sommes pas non plus des militants, nous essayons de vivre les choses simplement en bonne entente avec ceux qui ne partagent pas toutes nos convictions.

Dans quel sens la mixité de l’équipe est un avantage pour l’Église ?

Le principal avantage concerne l’accompagnement pastoral. Nous sommes attentifs à ce que le suivi se fasse entre personnes du même sexe. La parité est aussi un atout au sein de l’équipe pastorale. 

Pensez-vous que les différences entre vous sont davantage liées à vos personnalités ou au fait que vous soyez homme ou femme ? 

Les différences entre nous sont plutôt liées à nos historiques familiaux ou ecclésiaux, à nos formations théologiques ou académiques, à nos dons respectifs, aux professions que nous exerçons dans le privé. 

Bien sûr, nos sensibilités sont aussi différentes en fonction de notre âge ou de notre sexe. Bref, nous sommes nous-mêmes avec nos qualités et nos défauts et surtout nos complémentarités.

Est-ce que la mixité est un «hasard» ou le fruit d’une volonté (la mixité est exprès recherchée)?

Un peu des deux. Dans notre récente recherche de pasteur, nous ne cherchions pas en priorité un homme ou une femme mais une personne qui dispose des qualités nécessaires et qui soit prête à investir du temps. Il se fait que nous avons croisé la route d’Audrey Torrini qui, elle-même, ne cherchait pas un poste pastoral mais recherchait la volonté de Dieu pour une vie de famille à son service. C’est donc un beau hasard de Dieu.

Mais la mixité est aussi un tel avantage qu’il nous est difficile d’envisager autre chose et nous chercherons toujours un certain équilibre.

Jusqu’ici le Seigneur a toujours pourvu aux bonnes personnes au bon moment.

Comment avez-vous réparti les différentes responsabilités parmi vous ?

Audrey est clairement la pasteure de notre communauté, elle est aussi la personne la plus disponible. Elle assure une présidence de culte et une prédication par mois ainsi que les annonces à chaque fin de culte. Comme pasteure elle a clairement un rôle central dans notre communauté. Les autres membres du conseil assument aussi ces mêmes responsabilités mais de manière moins centrale. En dehors de ces fonctions visibles, chacun assume des responsabilités en fonction de ses dons.

Pour la direction de notre église locale nous demandons toujours à Dieu de nous inspirer dans nos choix. Il arrive que nous devons patienter, nous arrêter et prier pour trouver le chemin qui nous semble à tous le meilleur. De cette manière, nos décisions sont collégiales et unanimes. 

Il y donc un peu de chacun de nous dans nos choix. Il nous arrive aussi de faire des erreurs mais dans ce cas nous nous sommes trompés ensemble.

Les membres de l’Eglise accordent-ils la même importance à la parole d’un ancien que d’une ancienne ?

Dans la très grande majorité, oui. Mais on ne peut pas exclure qu’une personne soit plus à l’aise avec l’un ou avec l’autre.

Pour le fonctionnement général, comme nous travaillons de manière collégiale, ça ne pose pas vraiment de problème, chacun aura la même réponse chez n’importe quel responsable.

Pour les questions plus personnelles, chaque personne se tournera vers l’ancien de son choix comme dans n’importe quelle Église locale avec l’avantage chez nous de pouvoir choisir entre un homme ou une femme.

Enfin, si une personne n’est pas du tout à l’aise avec les ministères ouverts aux femmes, nous le respectons et nous l’aiderons, si elle le souhaite, à trouver une bonne église en accord avec ses convictions. Ceci n’est jamais arrivé.

Encore une fois nous ne voulons faire aucun militantisme mais vivre simplement nos convictions.

À propos Lydia Lehmann

Lydia Lehmann est pasteur au Cépage à Bruxelles, une Eglise de l'AEEBLF (L'Association évangéliques d'Eglises baptistes de langue française). Elle exerce ce ministère en binôme avec son mari Léo. Sur "Servir ensemble" elle est responsable de la rubrique "Progresser en Eglise".

1 comment on “Vivre la mixité (II)

  1. OUI VIVRE SIMPLEMENT ! Combien de fois il est répété dans l’évangile:
    TOUS ENSEMBLE, prier, louer, réfléchir, discuter, décider …………
    tous ensemble, donnons l’exemple au monde qui souvent nous donne des leçons
    de vivre ensemble, servir ensemble………

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