Témoignages

Clémence Bury, pasteure

Aujourd’hui, un témoignage de Clémence Bury, pasteure à Alès au sein de l'Union des Églises Protestantes Réformées Évangéliques de France, dynamique et enthousiasmante qui nous parle de son cheminement.

Clémence Bury est pasteure à Alès au sein de l’Union des Églises Protestantes Réformées Évangéliques de France, dynamique et enthousiaste, elle nous parle de son cheminement.

Qui es-tu ? Quel est ton parcours ? Quel est ton service ?

Je m’appelle Clémence Bury, je suis mariée et maman de trois filles. Je suis pasteur au sein de l’Union des Églises Protestantes Réformées Évangéliques de France depuis un peu plus de onze ans maintenant !

Je suis née dans une famille chrétienne, au sein de cette même union d’Églises. J’ai grandi sans jamais remettre en question ma relation avec Dieu, si bien que j’ai parfois l’impression d’avoir vécu mes deux naissances en même temps !

Sous l’impulsion de mon pasteur de l’époque, j’ai entamé des études de théologie qui m’ont véritablement passionnée, sans aucune certitude à part celle de ne pas vouloir être pasteur !

Quand j’ai commencé à entendre l’appel du Seigneur au ministère pastoral, je me suis dit (et je le lui ai dit !) qu’Il se trompait ! Je n’avais pas les bonnes dispositions, pas les dons qu’il fallait, et surtout je n’avais pas envie !! Et puis… le fait d’être une femme me donnait aussi une bonne raison de refuser ! Je n’avais pas envie de me battre pour affirmer un ministère que je n’avais pas choisi, une place que je ne voulais pas ! Et pourtant, une seule chose rendait ma joie complète : le fait d’étudier et de partager la Parole de Dieu…

J’ai donc entamé ce que j’appelle un chemin de Jonas, c’est-à-dire une fuite loin de cet appel, pendant lequel j’ai tenté de montrer à Dieu que je devais faire autre chose, être autre chose… mais c’était sans compter sur sa persévérance !

A force de voir les portes que je choisissais se claquer sur ma figure, et celles que Lui voulait s’ouvrir tout grand devant moi, j’ai fini par entrer dans une sorte d’acceptation, ou devrais-je dire de soumission à Sa volonté, avec toujours le secret espoir que ça ne marcherait pas et que je pourrai bifurquer !

Cela m’a pris presque dix ans mais aujourd’hui, je peux dire que je me sens enfin à ma place, là où Dieu veut que je sois, et j’ai appris à plaire à Dieu plutôt qu’aux hommes. J’aime toujours autant enseigner la Parole, et je dois dire que depuis le début, je Le vois vraiment à l’œuvre pour travailler à pallier mes manques et à développer en moi et autour de moi tout ce qui est nécessaire à Son service.

Comment vis-tu ton ministère et ta mission ?

Je le vis comme une réponse à l’appel que Dieu m’a adressé. J’essaye de mettre au service du Seigneur et de son Église les dons qu’Il m’a confiés.

Étant de nature optimiste, je me fixe davantage sur les encouragements reçus que sur les obstacles sur la route.

Je prie pour ne pas être une occasion de chute.

Mais je me sens bien, pour la simple raison que je suis là où Dieu veut que je sois ; et tant qu’il en sera ainsi, je ne bougerai pas d’un iota !!

Quels sont tes rêves ? Que souhaites-tu pour les relations hommes-femmes au sein de l’Église ?

Je souhaiterai qu’on soit capables dans l’Église de vivre ce que le Seigneur nous promet : un dépassement des barrières qu’elles soient sexuelles, raciales ou sociales (Galates 3 : 28) et qu’on profite pleinement de la richesse que Dieu nous a confiée avec notre diversité, puisque Lui l’a voulue et qu’elle contribue à Son plan pour notre édification à la stature parfaite du Christ ! (Éphésiens 4 : 1-16).

Ce qui implique que si on est une femme, on n’est pas pasteur comme le serait un homme; mais qu’on entre dans ce ministère avec notre spécificité, notre différence, notre altérité. Et si on parvenait à vivre la complémentarité extraordinaire qu’il en résulte, je crois que ce serait véritablement fécond pour l’œuvre du Seigneur, que l’on soit pasteur ou non !

À propos Lula Derœux

Lula Derœux est étudiante en troisième année à la Faculté Libre de Théologie Evangélique. Jeune mariée avec un pasteur de la FEEBF, où elle est également impliquée, cette native suisse a comme passion la musique, tout particulièrement le chant, le septième art et la cuisine.

4 comments on “Clémence Bury, pasteure

  1. Claire Poujol

    Bonjour Clémence sois bénie avec ta famille dans cette belle ville d’Ales ou j’habite aussi. Dieu est persévérant et il ne fait jamais d’erreur. Il aime la complémentarité , cela se voit dans la Création, et cette complémentarité est aussi tellement belle dans l’Église.

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  2. Philippe HENCHOZ

    Merci pour votre beau témoignage Clémence, toujours encourageant de voir Dieu à l’oeuvre ! Vraiment reconnaissant de vous compter dans mes collègues de valeur dans l’oeuvre du Seigneur ! Soyez bénie, vous et les vôtres et votre communauté !

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