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Toutes les femmes du Nouveau Testament (1)

Dans cette série d’articles, je propose de dresser la liste de toutes les femmes mentionnées dans le Nouveau Testament. Dans cette première partie, je recense toutes les femmes et les filles citées dans les évangiles en les classant par catégories. (J’ai choisi de ne pas inclure les femelles des animaux, les villes personnifiées ni les images féminines non humaines.)

La première catégorie principale abordée dans cet article mentionne les femmes et les filles du premier siècle identifiées comme des individus réels dans les quatre évangiles du canon.

Les femmes réelles identifiées dans les Évangiles

Marie, la mère de Jésus, est mentionnée à plusieurs reprises dans les Évangiles.

Élisabeth, épouse du prêtre Zacharie et mère de Jean-Baptiste, est, dans l’Évangile de Luc, la première personne qui prophétise.

Anne, la prophétesse, ne quitte jamais le Temple de Jérusalem. Elle reconnait l’enfant Jésus.

La belle-mère de Simon Pierre est guérie par Jésus.

La fille de Jaïrus est ramenée à la vie par Jésus.

La mère est mentionnée dans les récits de Marc et de Luc concernant la parabole de la fille de Jaïrus.

Une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans est guérie par Jésus et est mentionnée dans chacun des Évangiles synoptiques.

La veuve de Naïn a perdu son mari et son fils unique. Jésus ressuscite son fils.

Une femme, au milieu de la foule, s’écrie avec enthousiasme : « Heureuse la mère qui t’a enfanté et allaité !» Jésus n’approuve pas cette bénédiction. Il répond : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique ! »

La femme courbée est guérie par Jésus, ce qui souligne ses priorités.

Une pauvre veuve confie deux petites pièces de monnaie au trésor du temple.

Les sœurs de Jésus sont mentionnées, mais non nommées, dans les évangiles de Matthieu et de Marc. 

Hérodias est vivement critiquée par Jean-Baptiste pour avoir divorcé de son premier mari afin d’épouser un deuxième, Hérode Antipas, gouverneur de la Galilée. Elle organise la décapitation de Jean.

Salomé, la fille d’Hérodias, est instrumentalisée par sa mère intrigante pour faire assassiner Jean-Baptiste.

La Syrophénicienne, également appelée la Cananéenne, réussi à persuader Jésus de guérir sa fille. Leur conversation est relatée dans les Évangiles de Matthieu et de Marc.

La jeune fille de la Syrophénicienne est mentionnée dans

La mère de Jacques et Jean, les fils de Zébédée, dont le nom n’est pas mentionné, demande à Jésus d’accorder quelques faveurs à ses fils et assiste à sa crucifixion.

Une femme reconnaissante, à qui Jésus a pardonné, oint les pieds de Jésus, les lave de ses larmes et les essuie avec ses cheveux.

Jeanne, femme de Chuza, intendant d’Hérode, est guérie par Jésus. Elle le soutient de ses propres biens, lui et sa mission, et voit le tombeau vide.

Suzanne est elle aussi guérie par Jésus et le soutient de ses propres biens. Elle n’est mentionnée qu’une seule fois dans le Nouveau Testament.

La Samaritaine a une conversation théologique avec Jésus. C’est la plus longue conversation entre Jésus et une autre personne rapportée dans la Bible.

Une femme surprise en flagrant délit d’adultère est pardonnée par Jésus.

Les parents de l’aveugle-né (sa mère et son père) sont mentionnés dans Jean 9, où ils prennent leurs distances au sujet de la guérison de leur fils.

Marthe de Béthanie est une femme de foi aimée par Jésus.

Marie de Béthanie choisit de s’asseoir aux pieds de Jésus pour recevoir son enseignement.

La femme qui oint Jésus, comme le rapportent les Évangiles de Matthieu, Marc et Jean, semble être Marie de Béthanie.

Une servante anonyme (ou des servantes) provoque Pierre dans la cour du grand prêtre.

L’épouse de Ponce Pilate sait que Jésus est innocent. Elle est mentionnée dans plusieurs textes du christianisme primitif. 

Marie de Magdala est l’une des disciples les plus fidèles de Jésus. Elle apparaît dans les récits de sa mort et de sa résurrection.

Marie, la mère de Jacques et de Joseph, est aussi appelée « l’autre Marie ». Elle est présente avec Marie de Magdala dans les récits de la résurrection selon Matthieu et Luc, où elles sont les deux premières personnes à voir Jésus ressuscité.

Salomé, disciple de Jésus, n’est mentionnée dans le Nouveau Testament que dans l’Évangile de Marc, mais elle apparaît dans des textes de l’Église primitive. Elle est l’une des femmes apportant de la myrrhe.

Marie, femme de Clopas, semble être une parente de la mère de Jésus. Elle se trouve près de la croix avec la mère de Jésus et Marie-Madeleine.

D’autres femmes bien réelles des évangiles

Outre les personnes mentionnées ci-dessus, les évangiles font également mention de femmes anonymes qui font partie de divers groupes.

Les évangiles contiennent de nombreuses scènes de foule, et l’on peut supposer que des femmes y étaient généralement présentes. J’ai choisi de ne mentionner que les passages où leur présence au sein d’un groupe plus important est clairement indiquée.

Des personnes féminines dans l’enseignement de Jésus

Jésus utilise parfois des personnages féminins hypothétiques dans son enseignement. Il emploie des illustrations et mentionne :

Dans la parabole du serviteur impitoyable, sans la miséricorde de son maître, la femme et les enfants de ce dernier auraient été vendus comme esclaves pour rembourser son immense dette (Matt 18.23ss).

D’autres enseignements font également référence à des femmes imaginées, comme :

Luc, plus que les autres évangélistes, relate l’inclusion des femmes par Jésus comme typique de son enseignement. Il semble qu’il ait voulu souligner que les femmes, au même titre que les hommes, sont pleinement intégrées dans la communauté des disciples de Jésus.

Dans le cadre de son enseignement inclusif, Jésus utilise la notion de membres féminins de la famille, ainsi que celle de membres masculins :

Jésus met en garde contre les divisions et les trahisons à venir au sein des familles, notamment les conflits entre mère et fille, et entre belle-mère et belle-fille (Matt 10.35-36 ; Luc 12.53 ; cf. Matt 7.6).

Néanmoins, il cite la loi de l’Ancien Testament et déclare :

Jésus évoque les femmes dans ses enseignements sur l’adultère (Matt 5.27-28, 31-32 ; Marc 10.2-12), le divorce et le remariage (Matt 19.3-12 ; Marc 10.2-12 ; Luc 16.18). Son but est de protéger les épouses. Jésus critique également les scribes qui « dévorent les biens des veuves » (Marc 12.40 ; Luc 20.47).

Jésus prend pour exemples la reine du Midi (Matt 12.42/Luc 11.31), la veuve de Sarepta, qu’il distingue des nombreuses autres veuves d’Israël (Luc 4.25-26 ; cf. 1Rois 17.1-7) et la femme de Lot (Luc 17.31-32 ; cf. Gen 19.26).

L’auteur de l’évangile selon Matthieu mentionne d’autres femmes de l’Ancien Testament : Tamar (Matt 1.3). Rahab (Matt 1.5). Ruth (Matt 1.5) et Bath-Schéba (Matt 1.6) figurent dans la généalogie de Jésus selon Matthieu. La vierge/femme d’Esaïe (Matt 1.22-23 ; cf. És 7.14) et Rachel (Matt 2.18 ; cf. Jér 31.15) sont également mentionnées.

D’autres personnages des évangiles (outre Jésus) font référence à des femmes hypothétiques.

J’espère avoir mentionné toutes les femmes des évangiles. Je procéderai à toute correction nécessaire pour que les informations soient aussi complètes et exactes que possible. Si vous remarquez une omission ou une erreur dans les citations, n’hésitez pas à me le signaler.


Partie 1 : Toutes les femmes dans les évangiles (ci-dessus)
Partie 2 : Toutes les femmes dans les Actes des Apôtres (en anglais)
Partie 3 : Toutes les femmes en Romains et 1 et 2 Corinthiens (en anglais)
Partie 4 : Toutes les femmes en Galates et dans l’Apocalypse (en anglais)


© Margaret Mowczko 2026, Tous droits réservés.

Traduction avec autorisation, par Matthias Radloff.
Publication initiale en anglais sur le blog de Margaret Mowczko.
Les hyperliens dans l’article ci-dessus renvoient vers des articles en anglais de l’auteure. Source de l’image : freepik

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