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Le 8 mars : journée de sensibilisation ou excuses pour les soldes ?

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Photo by Suzy Hazelwood on Pexels.com

Le 8 mars est la journée internationale des droits des femmes. Créée au début du XXe siècle, c’est en 1975, lors de l’année internationale de la femme, qu’elle fait son entrée officielle aux Nations Unies. Son but, d’après le site du gouvernement français, est triple. Premièrement, elle a pour objectif d’améliorer la situation des femmes, ensuite de faire entendre leurs revendications et enfin de fêter les victoires et les acquis. C’est également un bon moment pour réfléchir et encourager la participation des femmes dans toutes sortes de domaines, notamment politique, économique (et ecclésiastique !). 

Une grande partie de la société utilise cette journée avec sagesse : des conférences autour de la question, une mise à l’honneur des femmes ayant impacté leurs contemporains, l’occasion de faire le point sur les statistiques, etc. Mais alors pourquoi une partie de la population s’obstine-t-elle à faire de cette journée internationale des droits des femmes « la journée des femmes », qui donne lieu à des promotions sur les aspirateurs et des rabais sur des produits de beauté ? Pourquoi certains imaginent-ils qu’offrir une rose importée d’un autre continent, emballée dans du cellophane, et offerte pour tout achat de plus de vingt euros, changerait quoi que ce soit  à la violence et  à l’oppression faites aux femmes  ? 

Évidemment, nous pouvons supposer que cela vient d’une bonne intention. Peut-être est-ce le cas. Mais c’est le type de mentalités qui engendrent les commentaires du type : 

« Mais non chérie, laisse la vaisselle dans l’évier, tu la feras demain, c’est ta journée ! » ou encore « la journée de la femme d’accord, mais elle est où la journée de l’homme ? ».

La journée internationale pour le droit des femmes n’est pas un caprice afin de recevoir des cadeaux, mais bien une journée marquant la lutte pour les droits fondamentaux et une égalité des chances, ainsi qu’une reconnaissance pour toutes celles et ceux qui se sont battus dans le passé, et encore aujourd’hui, pour une amélioration des conditions de la gent féminine. Mais alors pourquoi certains continuent-ils à traiter cette journée à l’inverse de son idéologie de base, en traitant les femmes comme les seules responsables du foyer 364 jours par an et en estimant que ce qu’elles désirent réellement dans la vie, c’est -20% sur les mascaras ? Si le don de fleurs et les gestes commerciaux ne sont évidemment pas des maux en soi, ce n’est assurément pas l’essentiel visé par cette journée internationale pour les droits des femmes. Beaucoup de mouvements sont victimes de personnes profitant de leurs idéologies afin d’en tirer profit. La lutte pour le droit des femmes ne fait pas exception. 

La question est donc la suivante : faut-il se concentrer sur les dérives de chaque mouvement, ou plutôt rechercher la sincérité du postulat de base ? On peut se poser la même question quant aux extrémistes idéologiques : représentent-ils le reste des militants et sympathisants ? Les croisades ne reflètent heureusement pas les convictions et les actes de tous les chrétiens de l’Histoire, les Femen ne sont pas les porte-paroles de toutes les féministes… vous avez sûrement vos propres exemples qui vous viennent également. 

Que ce soit concernant ce 8 mars, le ministère féminin ou tout autre sujet, nous vous invitons à vous concentrer sur l’essentiel du message plutôt que de ne regarder qu’aux dérives ou aux extrêmes qui parfois desservent le message initial. 

De la même manière que la journée du 8 mars n’a pas été créée pour permettre une réclamation arbitraire et une occasion de bonnes affaires, mais pour inviter à une concentration essentielle sur le bien-être et les droits de cinquante pour cent de l’humanité, le ministère féminin n’est pas une revendication aléatoire, produit de son temps, mais bien une pratique juste, belle et biblique, qui demande un soin particulier et une attention bienveillante. Que ce 8 mars soit pour nous une occasion d’améliorer la situation des femmes au sein de l’Église, de faire entendre leurs demandes puis de fêter les victoires et les acquis. 

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